Renault Arkana hybride

L’électrique n’étant pas encore adapté à tous les cas de figure, un passage par la case hybride constitue un premier pas mis dans la mobilité durable. Il en est ainsi pour Catherine qui peut parcourir jusque 5 000 km par mois pour ses besoins professionnels.

Maître d’œuvre

Certaines professions nécessitent de beaucoup rouler pour se rendre sur le terrain. Catherine nous explique : «  Je suis maître d’œuvre. Je me déplace donc beaucoup pour visiter des chantiers. Résidant en Moselle, je couvre une large zone dans le Grand Est qui compte 10 départements. Il m’arrive de me déplacer dans les Ardennes, à Reims, et même jusqu’en Seine-et-Marne. Chaque mois, je roule entre 3 000 et 5 000 km. Je dispose pour cela d’un véhicule professionnel. Mon employeur a mis en place une flotte pour certains métiers ».

Jusqu’en janvier 2023, Catherine utilisait des voitures diesel : « Ma dernière était une Peugeot 208. Je l’ai eu pendant 5-6 ans, jusqu’au bout du contrat de leasing. J’ai besoin d’une voiture pratique. Je pouvais me garer partout et n’ai jamais eu de problème avec ce véhicule ».

Le gouvernement insiste pour que les entreprises modèrent leur empreinte carbone, notamment concernant la mobilité : « Notre direction demande d’optimiser les déplacements et modifie actuellement la flotte avec des voitures électriques ou hybrides. En remplacement de ma Peugeot 208, il m’a été proposé chez Renault : une Zoé, une Clio hybride ou l’Arkana. Il y avait aussi deux modèles de la marque Hyundai ».

Renault Arkana

Les raisons d’un choix : « Avec les distances que je dois parcourir certains jours, j’ai éliminé la Renault Zoé. Je ne me voyais pas devoir m’arrêter pour la brancher 3 fois par jour et peut-être même davantage. L’Arkana, je l’ai choisi parce qu’il est un peu plus haut que les autres. Quand on roule beaucoup, un certain confort est important et j’apprécie d’être assise en hauteur pour parcourir de longues distance ».

D’autres raisons ont également joué : « Avec son profil de berline coupé, de SUV sans être trop gros, j’ai trouvé que le Renault Arkana hybride est élégant et dégage une certaine prestance. Peut-être ne faut-il pas trop regarder le look des voitures aujourd’hui, mais c’est aussi ce qui peut donner envie de prendre un modèle. Ca contribue au choix ».

Catherine estime que sa voiture est bien équipée : « C’est l’Arkana E-Tech 145, un modèle d’entrée de gamme. En 5-6 ans à rouler avec la Peugeot 208, le confort a positivement évolué sur les voitures. Je le vois au GPS, à la qualité de la radio, aux réglages des sièges, à l’ergonomie du tableau de bord, et à tous ces automatismes dont le gestion des feux à l’avant ».

Boîte de vitesses automatique

S’il y a bien un équipement qui a séduit notre lectrice, c’est la boîte de vitesses automatique à crabots : « J’ai derrière moi 30 ans de conduite avec des boîtes mécaniques. Le passage à l’automatique fait une grande différence. Je ne reviendrais plus en arrière, tellement c’est agréable. Le Renault Arkana est vraiment très silencieux ».

Au début, Catherine ne voyait pas trop de gain sur la consommation avec l’hybride : « Il faut un certain temps pour s’habituer à ce type de véhicule. Je me rendais bien compte que je consommais trop. J’ai progressé en observant divers indicateurs au tableau de bord. En faisant davantage attention à ma vitesse, le moteur électrique se déclenche plus souvent. Et la batterie se régénère mieux, par exemple dans les descentes, et dans les phases de décélération ».

Elle estime que les constructeurs devraient prendre du temps pour accompagner les nouveaux utilisateurs de modèles hybrides : « Mécano, technicien, commercial, etc. : je ne sais pas qui, mais quelqu’un qui explique le fonctionnement et l’utilisation des moteurs, sans trop entrer dans la mécanique. Des tutos sont proposés chez Renault, mais ce n’est pas la même chose, ça ne remplace pas le contact direct ».

Déjà 25 000 km

Catherine a reçu neuf son Renault Arkana fin janvier 2023. Son compteur totalise déjà plus de 25 000 km. Ce qui l’autorise à estimer : « J’ai maintenant vraiment compris le fonctionnement de ce véhicule. C’est en ville que l’hybride est le plus pertinent et prend tout son sens avec une optimisation du fonctionnement du moteur électrique. Pour modérer ma consommation d’essence, j’adopte une vitesse de croisière de 110 km/h sur l’autoroute ».

Avec des technologies très différentes, et un gain difficile à mesurer concernant l’apport de l’architecture hybride, notre lectrice se réjouit de pouvoir rouler davantage sur un plein : « L’Arkana E-Tech me permet de compter sur une autonomie de 900-950 km. Avec un réservoir plus petit [NDLR : 41 litres, contre 50 sur le Renault Arkana], j’avais 750 km en roulant en Peugeot 208 ». Elle souligne : « Pour tirer les meilleurs bénéfices de l’hybride, il faut vraiment changer de conduite ».

Pourtant, elle n’utilise pas encore les aides disponibles sur le Renault Arkana : « Mon mari le fait avec sa voiture. Moi, je ne me suis jamais intéressée à ce sujet. Il ne faut pas en déduire pour autant que je n’en serais pas fan. C’est une habitude que je vais peut-être adopter prochainement. Sur les voies avec de nombreux changements de limitations de vitesse, ce serait un atout pour ne pas les dépasser. En particulier comme je roule beaucoup. Pour l’instant, je fais relativement bien attention ».

Au quotidien

Avec 8 centimètres de mieux en largeur, le Renault Arkana hybride s’étend sur environ 50 cm de plus que la Peugeot 208. Comment cette différence d’empreinte au sol se gère, en particulier en ville ? « Plus haut, plus, grand, oui, il faut se réhabituer. Avec les différents radars et la caméra de recul, je me gare toujours facilement. En revanche, je dois faire un peu plus attention pour emprunter les rampes d’accès de certains parkings ».

Globalement satisfaite de sa nouvelle voiture, Catherine pointe tout de même un problème qu’elle espère pouvoir solutionner : « En arrivant à un péage, j’ai eu l’impression que la voiture ne freinait pas de façon linéaire, mais plutôt par à-coups. J’espère que ce sera résolu avec des pneus de meilleure qualité. Lorsqu’il y a du verglas, mieux vaut avoir des pneus hiver. Avec ceux montés à la livraison, ça glissait trop ».

Pour qui le Renault Arkana hybride ?

Le coffre est en rapport avec les dimensions du véhicule. L’espace oscille entre 513 et 1 296 litres selon la configuration de la banquette sur le Renault Arkana hybride, contre 273 à 1076 pour la Peugeot 208 de première génération : « Beaucoup d’automobilistes se plaignent d’avoir un coffre trop petit sur leur voiture. Celui du Renault Arkana offre beaucoup de place pour les courses, mettre un landau ou une poussette, et déplacer des objets relativement encombrants ».

A qui conseiller le Renault Arkana hybride ? « De par son volume à bord, c’est une voiture que je recommanderais pour un usage familial. Elle me semble adaptée aussi pour se rendre quotidiennement sur son lieu de travail s’il n’est pas trop éloigné du domicile. Je n’ai pas eu l’occasion d’essayer d’autres voitures hybrides, mais le meilleur usage de l’Arkana serait obtenu avec des automobilistes dont les parcours permettent de maximiser l’utilisation du moteur électrique ».

Et l’électrique ?

Ne pensez pas que l’adoption d’une voiture hybride soit pour Catherine un signe de rejet de l’électrique : « Nous allons prochainement recevoir dans notre foyer notre Tesla Model Y et j’en suis très heureuse. Ce sont les longues distances que je dois réaliser pour mes déplacements professionnels qui ont mis psychologiquement un frein. Devoir s’arrêter trop de fois dans une journée constitue une barrière ».

C’est donc parti pour encore environ cinq ans avec le Renault Arkana hybride. Et après ? « Justement, ce sera peut-être alors l’électrique. En cinq ans, les progrès technologiques permettront peut-être aux grands rouleurs comme moi d’y passer sans trop de contrainte grâce à des autonomies supérieures. Je me projette bien dans un tel avenir ».

Moteurs Ecologiques et moi-même remercions beaucoup Catherine pour son témoignage et son excellent accueil.

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