
Ardent défenseur de la pile à combustible, Toyota va développer un pick-up Hilux doté d'une pile à hydrogène. Le premier prototype sera réalisé au Royaume-Uni avant une production en petite série.
Les offres de voitures particulières à hydrogène restent encore assez rares. Elle semble en revanche vouloir continuer à se développer dans le domaine des véhicules utilitaires. Et si nous avons l’habitude de voir des fourgons à hydrogène, Toyota arrive avec un projet de pick-up. Un Hilux doté d’une pile à combustible va être développé par les équipes britanniques de Toyota.
Ce développement se fait dans le cadre d’un projet subventionné par le gouvernement, au sein du Advanced Propulsion Centre (APC). Y seront aussi associés Ricardo, ETL, D2H et Thatcham Research. Les prototypes seront produits dans l’usine Toyota de Burnaston, et le projet pourrait mener à une production en petite série.
Pourquoi le Royaume-Uni ? Il ne faut pas perdre de vue que le Royaume-Uni est le plus gros marché de pick-up du continent européen. Pour le Hilux, ce marché représente environ un quart des 35 000 exemplaires écoulés chaque année en Europe. Ils sont actuellement importés d’Afrique du Sud et il est hautement improbable que la production soit rapatriée au Royaume-Uni. Hormis pour la partie pile à combustible si ce projet venait à se concrétiser sous la forme d’une production plus large.
Ne pas oublier l’électrique
Toyota travaille en parallèle à un pick-up électrique (avec batterie) qui sera plus probablement réalisé sur la base du Tacoma et donc destiné au marché nord-américain. Encore absent de la course à l’électrique sur le marché du gros pick-up (F-Series, Silverado…), Toyota espère avec ce modèle être le premier à offrir un pick-up « mid-size » électrique en Amérique du Nord. Le Tacoma est pour le moment la meilleure vente du segment mid-size (Ranger, Colorado…).
À lire aussi Renault bientôt leader des utilitaires légers à hydrogène ?
Commencer par la Hilux en Angleterre est une approche marché assez facile pour Toyota.
L’un des gros arguments avancés, si on parle avec les commerciaux en charge, est que le coût de remplacement des batteries est prohibitif sur un fulbat et nettement moindre pour un changement de réservoir.
Ils visent donc plutôt les flottes de chantiers urbains et proposent des accès au H2 « vert » tel qu’il se met en place et travaillent sur des durées d’exploitation de 15 ans.
Jusqu’ou ira la mascarade H2, qui consomme de l’électricité avec un rendement proche de 25%?
À suivre, manque l’autonomie avec un plein vu le faible rendement de h2 et le poids du pick-up, ainsi que les stations où il s’approvisionnera.