Le futur groupe Stellantis, issu de la fusion PSA et FCA, va devoir choisir entre les plateformes de ses futures voitures électriques, abandonnant par exemple la base de la Fiat 500.
Une fusion entre deux géants automobiles n’est pas une mince affaire. Annoncée début 2020, celle entre le Français PSA et l’Italo-Américain FCA donnera naissance à la galaxie automobile Stellantis. Une fusion synonyme de synergies mais aussi de redondance dans certains domaines d’activités et notamment dans celui de la voiture électrique.
Pour les petites électriques : PSA
Le premier conflit est celui des petites voitures électriques. Chez PSA, la base modulaire eCMP des Peugeot e-208 ou DS3 Crossback E-Tense fait face à celle de la nouvelle Fiat 500 chez FCA. Le choix n’a toutefois pas été difficile.
La plateforme française est née en premier, donne plus de volume et permet aussi des motorisations thermiques. De son côté, la base Italienne est en retard même si elle autorise plus d’autonomie à taille comparable.
Ainsi, la Cinquecento nouvelle génération sera la seule automobile sur la base FCA rapporte AutomotiveNews. Les futures électriques Fiat Panda, 500L, Lancia Ypsilon et les petits SUVs Alfa Romeo/Jeep utiliseront la base eCMP de PSA. Cela permettrait aussi de ressusciter facilement la Fiat Punto, pourquoi pas en électrique Punto e.

La prochaine Fiat Panda électrique aura des dessous français
Pour les grandes électriques : les deux !
En août, PSA a présenté sa nouvelle plateforme eVMP. Dédiée aux grands véhicules, elle débutera en 2023 et servira par exemple de base pour le prochain Peugeot e-3008. De son côté, FCA a lui aussi préparé le terrain. La base « Giorgio » des Alfa Romeo Stelvio/Giulia accueillera aussi des versions électriques, notamment pour les prochaines Maserati Levante et Quattroporte.
Malgré ces deux plateformes, il existe une différence de cibles raconte ClubAlfa. Les véhicules PSA ne dépasseront pas 250 kW de puissance (340 ch), trop peu pour couvrir les besoins des modèles haut de gamme de Maserati ou des grands SUV de Dodge. La base FCA reste donc légitime, d’autant qu’elle fournira aussi les start-ups Faraday Future et Seres. Il reste à savoir si le futur SUV DS, issu du concept Aero Sport Lounge, utilisera la plateforme FCA.
Si tout reste à confirmer par des annonces officielles des deux constructeurs, trois plateformes devraient cohabiter au sein de Stellantis. La philosophie serait ainsi proche de celle du groupe Volkswagen. Chez ce dernier, la MEB sert aux véhicules des segments C et D, la PPE aux grands modèles premium et la J1 aux voitures sportives comme la Taycan.

Le futur Peugeot e-3008 conservera une base PSA en 2023
Donc au moins un ou deux de retard par rapport à VAG, Renault n’a pas l’air beaucoup plus avancé. Il va falloir faire vite et des compromis. On va avoir de gros écarts de performance entre marque puis ajustements de prix pour s’adapter au marché puis jonglage avec les primes gouvernementales et des mises à niveau technologique assez rapides.
Le consommateur va avoir du mal à s’y retrouver.
Très rapidement, on se posera la question de l’empreinte carbone des gros véhicules à 2 ou 3 tonnes, qui représentent déjà une folie débile environnementale.
A moins que la magie technique n’invente un moyen tout aussi magique d’avoir ces tanks avec une empreinte négligeable.
Vous y croyez, vous ?
« La plateforme française est née en premier, donne plus de volume et permet aussi des motorisations thermiques. De son côté, la base Italienne est en retard même si elle autorise plus d’autonomie à taille comparable.
Ainsi, la Cinquecento nouvelle génération sera la seule automobile sur la base FCA rapporte AutomotiveNews. Les futures électriques Fiat Panda, 500L, Lancia Ypsilon et les petits SUVs Alfa Romeo/Jeep utiliseront la base eCMP de PSA. Cela permettrait aussi de ressusciter facilement la Fiat Punto, pourquoi pas en électrique Punto e. »
C’est aller un peu vite en besogne. Pourquoi la base de la 500e ne serait-elle pas utilisée pour le renouvellement des 108 / C1 / Ypsilon etc, ou de nouveaux modèles du segment A comme une suite du concept Centoventi ? Et en quoi est-elle « en retard » ?
Il y a sûrement des logiques industrielles qui nous dépassent derrière les choix qui seront faits, m’enfin l’investissement de Fiat ne devrait pas être abandonné sans évaluation en profondeur ; la plateforme existe et va être produite pendant des années pour la 500e, pourquoi ne pas l’utiliser sur des petits véhicules ?
De plus Fiat a annoncé beaucoup de pistes pour le renouvellement de ses voitures des segments A et B mais aussi des choses contradictoires, si bien qu’aujourd’hui on ne sait vraiment plus quel est le plan produit. Panda en A ou B, « famille » Panda ou pas, 500L renouvelée ou pas, 500 Giardiniera ou pas, nouvelle Punto ou pas… aujourd’hui on n’en sait rien.
La plateforme eCMP permet elle d’avoir 4 roues motrices ?
Parce que les Panda 4×4 sont nombreuses dans les zones montagneuses ou forestières.
Ce serait dommage de perdre cette offre. Idem pour les plus petites Jeep qui existent en versions 4 roues motrices bien pratiques en dehors des villes.